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mardi 29 avril 2025

Magdalena, vom Teufel Besessen de Walter Boos (1974) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Évoquons cette fois-ci le cas de Magdalena, vom Teufel Besessen du réalisateur, scénariste et monteur allemand Walter Boos. Un cas très particulier s'agissant de ce film d'horreur sorti sur les écrans un an après L'exorciste de William Friedkin. Cinéaste spécialisé dans le cinéma pour adultes porté sur les comédies érotiques, voilà qu'en 1974 le bonhomme profite du succès outre-atlantique de ce qui deviendra comme l'une des principales références en matière de possession au cinéma pour tourner sa propre vision du phénomène. À la fidèle traduction du titre allemand Madeleine, possédée par le diable, les distributeurs français lui préférèrent le très évocateur Magdalena la Sexorcisée. En à peine un mot, l'on sait déjà à quoi s'attendre. Une version érotisée du long-métrage de William Friedkin mais à la différence duquel, l'héroïne du récit interprétée par l'actrice Dagmar Hedrich n'est pas la victime d'un cas de possession perpétré par un quelconque démon mais par l'esprit de son oncle récemment retrouvé crucifié après qu'il ait été assassiné par un inconnu. Dans le rôle-titre de Magdalena Winter, la jeune actrice se voue corps et âme au principe même du film qui veut que cette très jolie pensionnaire d'un institut pour jeunes filles va très rapidement (et donc sans la moindre finesse psychologique) se muer en une véritable ogresse du sexe. Sautant sur tout ce qui bouge, qu'il s'agisse de ses colocataires, de sa directrice, des inconnus qu'elle croisera au détour d'un chemin ou même du docteur Stone (Michae Hinz) qui plus tard sera chargé d'étudier le cas de Magdalena avant de tomber sous son charme, la jeune femme est, contrairement à la jeune Regan de L'exorciste, libre de ses mouvements. N'étant tout d'abord pas cantonnée aux seuls quatre murs de sa chambre et demeurant véritablement instable en ce sens où on ne sait jamais combien de temps dureront les temps d'accalmie (lesquels vont se révéler assez rares), les scènes durant lesquelles Dagmar Hedrich gesticule en nuisette (quand elle n'est pas tout simplement à poil la plupart du temps) ont semble-t-il l'effet inverse de celui recherché.


En effet, difficile de ne pas sourire dans les premiers instants lorsque l'actrice simule en solo des rapports sexuels avec une entité invisible... Mais ne rêvons pas. Ici, rien de commun avec le chef-d’œuvre The Entity signé de Sidney J. Furie en 1982 dans lequel le réalisateur américain relatait un authentique fait-divers autour duquel une femme avait prétendument été la victime de viols perpétrés par une entité invisible ! Avec Magdalena, vom Teufel Besessen, l'on est beaucoup plus proche du nanar que du classique du cinéma horrifico-fantastique. Pourtant, il reste appréciable de voir l'actrice allemande se démener avec un tel entrain... et sans le moindre complexe puisque Walter Boos va la filmer sous toutes les coutures et dans toutes les positions. Nue comme un ver, aussi blanche qu'un patient atteint d'anémie, transpirant à grosses gouttes et de profondes cernes sous les yeux, le réalisateur parvient malgré tout à rendre sexy son interprète principale. Encore faut-il être en mesure d'accepter ce perpétuel bourdonnement de mouche qui renvoie à la morgue où fut autopsié l'oncle défunt. L'intervention sonore de l'insecte renvoyant ainsi à l'imagerie plutôt sordide de la nécrophilie puisque chaque fois que Magdalena a... le feu au cul, l'on entend le battement d'ailes d'une mouche. Ce même insecte nécrophage que l'on raccorde systématiquement à la présence alentour de cadavres en putréfaction. Bref, si l'on ne se voile pas les yeux à la vue des contours physiques de Dagmar Hedrich lorsque l'actrice s'arrache les vêtements, le propos s'avère parfois relativement déviant. Mais pas au point de choquer un public conquis par l'aspect kitsch de certains environnements qui laissent entendre que le film aurait été tourné entre la Bavière et le Tyrol. Bière et musique du terroir accentuent le statut de nanar de Magdalena, vom Teufel Besessen. Un film pas si dégueulasse que ça même si dans le domaine on a vu beaucoup mieux. Et puis, il y a les scènes d'hystérie de l'héroïne, sa propension à se foutre à poil et quelques séquences inspirées comme celle où Magdalena vomit un serpent (qui fera ensuite malheureusement les frais du script en étant piétiné du talon par l'acteur Michael Hinz). Détail amusant, l'acteur Rudolf Schündler qui tient ici le rôle du Père Conrad incarna un an plus tôt dans L'exorciste le personnage de Karl Engstrom. Oui, oui, il s'agit bien de celui qui interpréta le rôle de l'employé de la famille Ma&cNeil qui lors d'une réception se fit traiter de nazi par un certain Burke Dennings alors pris de boisson...

 

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