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mercredi 26 février 2025

Hellraiser VI : Hellseeker de Rick Bota (2002) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Ça y est nous voici parvenus jusqu'à l'entame de la seconde moitié de la franchise Hellraiser. Jusqu'à maintenant, c'est avec un certain étonnement que j'ai pu constater que le voyage dans les abîmes de l'univers extra-dimensionnel où coexistent entre eux les cénobites fut plus agréable que je ne m'y attendais. Car en dehors des second et troisième opus, arriver jusqu'au terme du cinquième intitulé Hellraiser V : Inferno réalisé par Scott Derrickson s'est fait pratiquement sans heurts. Quant à cette autre réflexion que je me suis faite en lançant ce sixième chapitre de la saga s'agissant de l'hétéroclisme, il est vrai qu'en dehors de leurs nombreux défauts, les cinq premiers épisodes eurent au moins l'avantage de proposer des continus qui lors de chacun d'entre eux différaient des précédents. Une réflexion qui malheureusement dans le cas de ce nouveau volet n'arrive pas à point nommé puisque Hellraiser VI : Hellseeker vient contredire ce qui jusque là était effectivement facile à vérifier. En effet, ce sixième opus cette fois-ci réalisé par Rick Bota dont il s'agissait à l'époque du premier long-métrage en tant que réalisateur est presque en tout point similaire au précédent. Et pourtant, aucune trace de Paul Harris Boardman ou même de Scott Derrickson à l'écriture puisque seuls Carl V. Dupré et Tim Day eurent la lourde tâche de donner suite à la franchise. C'est donc sur un postulat semblable à celui de Inferno que le personnage central de cette nouvelle aventure évolue. Trevor Gooden (Dean Winters) remplace donc le personnage du détective Joseph Thorne (Craig Sheffer). Exit le flic corrompu. Le ''héros'' de ce nouveau récit vient de perdre son épouse dans un grave accident de voiture. Ayant perdu le contrôle de son véhicule qui est tombé d'un pont pour se retrouver dans les eaux d'une rivière, Trevor n'a pu sauver sa femme Kirsty de la noyade. Cependant, le corps de la jeune femme n'ayant pas été retrouvé, les détectives Lange et Givens respectivement interprétés par William S. Taylor et Michael Rogers sont chargés d'enquêter sur sa disparition. Le premier croit en l'innocence de Trevor. Sa complaisance envers le mari amnésique est telle que son attitude laissera planer le doute dès sa première apparition à l'écran. Endosse-t-il le rôle du gentil policier tandis que Givens, lui, assume celui du méchant flic ? Hellraiser VI : Hellseeker marque avant toute chose le retour dans la franchise de Kirsty Cotton qui par conséquent est devenue l'épouse de Trevor Gooden. Toujours incarnée par Ashley Laurence qui en une quinzaine d'années a bien changé, la jeune femme n'apparaît à l'image que lors de quelques séquences cruciales.


Comme celle qui l'a montre se noyant dans la rivière alors que Trevor tente de lui venir en aide ou lorsque ce dernier, à travers un flash-back, lui offre en cadeau l'un des exemplaires du Cube. Une séquence dont l'importance est considérable si l'on tient compte du fait que jusqu'à maintenant, rien ne pouvait expliquer ni justifier la succession d'événements auxquels Trevor avait dû faire face autrement que par l'utilisation du fameux objet (qu'il n'eut jamais entre les mains). Dès lors, les pièces du puzzle commencent à s'imbriquer... Certains trouveront sans doute la comparaison quelque peu abusive mais Hellraiser VI : Hellseeker n'entretient-il pas quelques points communs avec l'incroyable L'échelle deJacob qu'Adrian Lyne réalisa douze ans auparavant, en 1992 ? Car si l'une et l'autre des justifications qui en conclusion des deux longs-métrages apporteront un éclairage différent sur les événements qui se sont produits, l'un et l'autre des films partagent ce goût de la paranoïa et des visions cauchemardesques dont le long-métrage de Rick Bota peut objectivement se prétendre être une relecture. Certes, d'une qualité plutôt modeste, mais compte-tenu de la réputation de la franchise Hellraiser, nous ne bouderons pas notre plaisir. Car contrairement à ce que beaucoup prétendent, entre ceux qui trouvent ce sixième opus simplement mauvais et ceux qui lui offrent le tragique statut de plus mauvais film de la franchise, Hellraiser VI : Hellseeker vaut bien mieux que son épouvantable impopularité... A moins qu'à force de regarder les films les uns derrière les autres, la franchise ait le même pouvoir d'accoutumance que la cigarette ou le café sans sucre dont les premières expérimentations ne sont pas toujours très agréables... Certains affirmeront sans doute également que le film n'a plus grand chose à voir avec la franchise. En effet, les cénobites sont ici réduits à la part congrue tandis que le plus célèbre d'entre eux n’apparaît que très sporadiquement. Ce qui n'est peut-être finalement pas si mal que cela. En effet, à force de le voir débarquer à tout bout de champ dans les précédents opus, Pinhead eut le malheur de perdre quelque peu de son charisme. Bref, cette cinquième itération est de mon avis personnel une assez bonne surprise. Très proche de la précédente. Et donc, ceux qui aimèrent Hellraiser V : Inferno apprécieront sans doute Hellraiser VI : Hellseeker tandis que ceux qui détestèrent le film de Scott Derrickson risquent de conserver la même opinion concernant l’œuvre de Rick Bota...

 

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