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samedi 8 novembre 2025

Visceral de Felipe Eluti (2014)





Soixante-seize minutes dont douze de générique de fin. Si je ne m'abuse, et si l'on tient compte du fait que le film du chilien Felipe Eluti est exsangue de générique de début hormis un titre rageur qui rappelle étonnamment le dérangeant Irréversible de Gaspard Noé, cela fait donc soixante-quatre minutes de film. Pas une seconde de plus, pas une seconde de moins. Comme un cahier des charges serré que le monteur aurait respecté à la lettre. Parler de Visceral va se révéler particulièrement difficile si l'on tient compte du fait, une fois de plus, que son origine et chilienne, donc peu commune. Au vu d'un tel titre, on se doute bien que le cinéaste ne va pas nous conter fleurette, d'autant plus que l'affiche du film, plutôt sobre interpelle quelque peu. 

Et puisque Visceral est court, mieux vaut faire couler le sang tant attendu par certains depuis son annonce en 2009 le plus tôt possible. On évite donc toute tentative d'explication et l'on n'essaie même pas de rendre son principal personnage attachant. Tout ce qui compte, c'est d'en mettre plein la vue à un public qui en à pourtant sûrement déjà vu d'autres. À commencer par le cinéma de Jörg Buttgereit qui, dans une certaine mesure ressemble beaucoup à l’œuvre du chilien. Même grain de pellicule, même désir de choquer, même amateurisme... sauf qu'ici, désolé, la mayonnaise ne prend pas. On veut bien excuser la pauvreté des effets-spéciaux (on n'a pas vu depuis très longtemps une hémoglobine aussi mal fichue) et la médiocre interprétation des « acteurs » et « actrices » mais Visceral est d'un ennui sans fond. A peine plus d'une heure de film et les premiers bâillements surviennent une demi-heure seulement après le début.

Le film vogue entre retours en arrière, présent, mutisme des personnages, meurtres ratés (le clochard), répétitivité des actes perpétrés, cadrages foireux qui évitent de trop représenter la médiocrité des effets-spéciaux et scénario (?) se limitant à une explication furtive (où ça ? À quel moment ?) encore difficile à définir. Pourtant, tout n'est pas totalement raté. En effet, s'il demeure un point positif à accorder au film de Felipe Eluti, c'est sa bande-son qui fait regretter que son film ne soit pas plus abouti, surtout si l'on conçoit que le cinéaste a mis plusieurs années à le réaliser. Visceral est donc un gros, un très gros navet auquel les nombreuses images trouvées sur le net tentent de donner l'image d'une œuvre forte et traumatique. Pour cela, il faudra malheureusement aller voir ailleurs...

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