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mardi 20 septembre 2016

Equals de Drake Doremus (2015)



Le monde de Equals proscrit toute forme de sentiments. Contrairement à The Lobster du grec Yorgos Lanthimos dans lequel être célibataire est synonyme de sentence, l'amour entre deux êtres y est formellement interdit. Éprouver des sentiments envers un autre individu ou toute autre forme d'affection est considéré comme une maladie. Le S.O.S ou, Syndrome d'Ouverture Sensitive. Chaque individu vit selon des règles strict. Les contacts physiques sont interdits et chacun cherche à découvrir des vérités dont les origines leur semblent provenir d'un lointain espace. Mais alors qu'un jour Silas perçoit dans le comportement de la jeune Nia les signes avant coureurs du S.O.S, il commence lui-même à ressentir des troubles étranges. Peu à peu, elle et lui vont se rapprocher l'un de l'autre. Cachés dans les toilettes de l'organisation à laquelle ils collaborent, il commencent d'abord par s'effleurer. Puis ils s'embrassent. Et parce qu'ils tombent follement amoureux l'un de l'autre, ils finissent par s'aimer physiquement.
Il existe cependant un médicament permettant d'annihiler toute forme de sentiments. Mais ses effets sont temporaires. La recherche médicale est cependant en train de mettre tout en œuvre pour créer un remède qui effacera définitivement ceux-ci. Nia et Silas n'ont pourtant pas l'intention de rejeter les liens affectifs qui les unissent et décident de rejoindre un groupe de clandestins dont les membres sont eux-mêmes atteints du S.O.S...

Le récit de Equals du cinéaste Drake Doremus est une dystopie. Soit une contre-utopie dans un monde effaçant toute forme de sentiments. Cette absence de ressenti est également représentée par un design général en monochromes. Des décors minimalistes magnifiques qui projettent l'état d'esprit et la volonté de ceux qui y vivent vers cet extérieur verdoyant et si peu accessible qui entoure la cité. L'idée n'est pourtant pas toute neuve, car des récits d'anticipation dans lesquels sont plongés des individus auxquels ont tente de faire croire que la vie rêvée est celle qu'on leur impose n'est pas récente. De L’Age de Cristal où l'existence est réglée de telle manière que chaque personne meurt lors d'une cérémonie lorsque sonne sa trentième année, jusqu'à The Lobster, sorti l'année dernière, où l'on est un hors la loi condamné à vivre dans la clandestinité lorsque l'on a choisi de demeurer célibataire, le sujet est relativement encombré.

Le rythme impulsé par le cinéaste est du même ordre que le récit et l'environnement. Tout s'y déroule en apesanteur, et pourtant, le spectateur ne peut y montrer le moindre signe d'ennui tant cette histoire d'amour que vont vivre Nia et Silas est touchante. Eux dont on a formaté dès cinq ans le cerveau, comme l'ensemble de la population, afin qu'ils ne puissent ressentir aucune forme d'émotion, vont connaître leurs premiers émois amoureux. Touchants comme deux individus qui découvrent « l'autre » par le toucher pour la première fois de leur existence. Ce que l'on pourra reprocher à Equals, c'est le manque d'explication concernant les fondamentaux ayant un jour poussé l'humanité à avoir recours à de telles pratiques que l'annihilation des émotions. L'ambiance du film est soutenue par de magnifiques éclairages et la très belle partition musicale du compositeur Sascha Ring. Equals est une très belle surprise, magnifiquement interprétée par ses deux principaux protagonistes...


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