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jeudi 25 octobre 2018

Cycle Stephen King : The Night Flier de Mark Pavia (1997) - ★★★★★★☆☆☆☆



Si cette affiche, là, au dessus de cet article ne vous pique pas les yeux, c'est bon, vous êtes aptes à regarder The Night Flier. Pour les autres, cela risque d'être un peu plus compliqué. Non, en fait, j'exagère un peu. Parce qu'au fond, le film de Mark Pavia vaut bien ceux de Mick Garris, Ralph S. Singleton ou Daniel Atlas déjà chroniqués en ces pages. Tout d'abord parce que le cinéaste choisit de mettre en scène l'acteur Miguel Ferrer, qui, qu'on le veuille ou non, n'a jamais vraiment bénéficié de rôles importants. A moins que je ne me trompe, évidemment. Ce type que l'on a d'abord découvert dans le rôle d'un cadre ambitieux de l'excellent Robocop de Paul Verhoeven, habitué (?) des personnages véreux, antipathiques et opportunistes, est reconnaissable entre tous. Une gueule, quoi. Et surtout, le fils de l'acteur José Ferrer que les plus anciens connaissent forcément, et que ceux qui n'avaient pas fait le lien entre les deux hommes doivent peut-être se dire désormais : « Ah oui, effectivement, il y a une ressemblance... ». Quand un cinéaste offre le premier rôle à un acteur de cette envergure, les fans ne peuvent que se réjouir et se précipiter sur la marchandise sans même regarder au préalable son contenu.

Et pourtant à la lecture du synopsis et devant cette affiche d'une exceptionnelle laideur, il y a de quoi se faire du soucis. D'autant plus qu'ici, contrairement à beaucoup d'autres, celle-ci n'essaie même pas de nous aiguiller sur une mauvaise voie et ose afficher sa créature telle qu'elle apparaît à l'écran. Enfin, lorsqu'elle daigne nous gratifier de sa présence parce qu'en la matière, Mark Pavia choisit de concentrer son récit autour du personnage incarné par Miguel Ferrer plus qu'autour du tueur en série supposé dont chaque victime est retrouvée littéralement massacrée et portant au cou, une morsure de chaque côté de la gorge. Richard Dees est un journaliste travaillant pour une feuille de chou spécialisée dans les faits-divers. Et plus c'est sordide, et plus cela correspond à la vision de son patron Merton Morrison, atrocement interprété par l'acteur canadien Dan Monathan (l'un des principaux interprètes de la saga Porky's de Bob Clark). Contrairement à la nouvelle de Stephen King éditée pour la première fois aux États-Unis en 1988 dans l'anthologie Prime Evil, le film inclut un personnage féminin incarné par l'actrice Katherine Blair. Un rôle qui se révèle au final tout à fait dispensable puisque sa participation n'offre aucune alternative intéressante à un sujet ne tournant de toute manière qu'autour de son principal interprète Miguel Ferrer. Chez nous, la nouvelle sortira une première fois sous le titre L'Oiseau de Nuit (une appellation qui sera reprise dans le long-métrage) avant que Stephen King ne la réécrive et l'intègre dans le recueil Nightmares & Dreamscapes.

Bien que ne possédant aucune des qualités d'un The Dead Zone, d'un Stand By Me ou d'un Dolores Claiborne, The Night Flier se révèle agréable. Le récit se penche d'abord sur le personnage incarné par Miguel Ferrer. Sa carrière, ses turpitudes. Avant de véritablement plonger son héros dans un récit où fantastique et horreur font assez bon ménage. En matière de gore, si le scénario est plutôt sommaire, les amateurs pourront se réjouir de quelques scènes sanglantes relativement bien menées. De jolies têtes coupées, et un final en vue subjective carrément délirant. Si la bête du récit connue sous le nom de Dwight Renfield (l'acteur Michael H. Moss) apparaît grotesque dans son accoutrement hautement caricatural, et si sa gueule en latex renvoyant parfois aux pires nanars est pathétique, The Night Flier agit cependant de manière positive, on ne sait par quel miracle. A moins qu'à elle seule, la présence de Miguel Ferrer ne justifie que l'on daigne sacrifier une heure trente de son existence devant une œuvre mi-figue, mi-raisin... ?

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