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dimanche 25 août 2013

Kill List de Ben Wheatley (2012)


Les temps sont durs pour Jay et son épouse Shel. En effet, cet ancien militaire devenu depuis tueurs à gages n'a honoré aucun contrat depuis huit mois et des quarante mille dollars qu'il a récolté grâce à une mission qui a tourné au carnage à Kiev, il ne reste presque plus rien. Shel lui reproche de rester sans rien faire. Jay dépense le peu d'argent qu'il leur reste à des choses secondaires et sans importance.

Les scènes de ménage sont quotidiennes et les rapports entre le couple sont tendus. Shel demande à Jay de reprendre du service. C'est alors qu'ils invitent à dîner Gal, le meilleur ami de Jay, que ce dernier accepte de le suivre quelques jours plus tard dans un hôtel où les attend un curieux personnage. Celui-ci leur confie un contrat qu'il scelle avec son propre sang et celui de Jay.
L'objectif des deux amis est d'éliminer trois hommes. C'est lorsqu'ils se rendent dans une petite chapelle où ils vont tuer leur première cible, un prêtre, que Jay et Gal vont tomber sur une vidéo dans laquelle des pédophiles participent à une orgie mettant en scène des enfants. A cette vision insupportable, Jay ne résiste pas à l'envie d'aller rendre visite à l'un des acteurs, un libraire. Lors de cette visite, Jay interroge l'homme, attaché à l'une des chaises de la cuisine, sur l'identité de ceux qui ont participé au film. Mais alors que Gal vide le coffre-fort situé à l'étage de la demeure, en bas, l'interrogatoire vire au carnage...

Le second film de Ben Wheatley (dont la comédie Touristes est sortie l'année passée) fait partie de ces films coup de poing qui ne peuvent laisser indifférent. Mélangeant avec brio thriller, horreur et mysticisme, Kill List est une œuvre éprouvante, étouffante et parfois même choquante. Débutant dans les tous premiers instants comme un drame social, le film prend ensuite un chemin balisé de scènes proprement hallucinantes sublimées par une ambiance sonore cauchemardesque. Deux œuvres semblent avoir principalement inspiré le cinéaste. On ne peut évidemment pas rejeter l'idée que le Wicker Man de Robin Hardy réalisé en 1973 ne puisse faire partie de ses films de chevet tant l'esprit de certaines scènes (la cérémonie tribale ainsi que le sort du héros interprété par Neil Maskell) rappelle le chef-d’œuvre du cinéaste britannique. La fin elle-même rappellera sans doute à certains l'horrible conclusion de A Serbian Film de Srdjan Spasojevic, œuvre vénéneuse qui a fait couler beaucoup d'encre deux ans en arrière. 
 
Le personnage de Jay, accompagné de son ami de toujours Gal (l'excellent Michael Smiley), tombe dans un piège qui inexorablement va se refermer sur lui. Dès lors que le duo accepte de signer le contrat avec le vieil homme, on assiste à un enchaînement d'événements qui ne peuvent que mener à la fin tragique des deux hommes. Même si cela n'est pas clairement démontré dans le film, certains propos aident à comprendre le choix de faire appel à ces deux hommes, qui par leur passé (le carnage de Kiev survenu huit mois auparavant) amène à accepter l'issue fatale qu'ils vont connaître. Un jeu infernal orchestré par une bande d'allumés qui auront sans doute tout prévu à l'avance, jusqu'à même jeter dans les bras de Gal, la jeune Fiona, disciple de ces gourous mal famés. 
 
Kill List est donc une œuvre marquante, remarquablement interprétée (Myanna Buring), et qui refroidit autant que les bûchers que vont allumer nos deux héros afin de disparaître les corps de leurs victimes réchauffent.

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